Ainsi, conserver les cendres à la maison, surtout si le lien affectif est très fort, pourrait retenir symboliquement l’esprit « entre deux mondes ». D’où l’idée, pour certains, de confier les cendres à la nature — un lieu paisible, symbolique et ouvert — afin de permettre à l’énergie du défunt de poursuivre librement sa route.
Une manière, en somme, d’aimer sans retenir.
Le regard du christianisme : respect et lieu de mémoire
Dans la tradition chrétienne, le corps est considéré comme sacré, reflet de la dignité humaine. Même après la mort, il mérite respect et soin. Si la crémation est aujourd’hui admise, elle s’accompagne d’une recommandation : les cendres devraient reposer dans un lieu dédié, comme un cimetière ou un columbarium.
Pourquoi ? Parce que ces lieux invitent au recueillement et à la sérénité. Ils permettent aussi de préserver un cadre collectif où le souvenir se partage. L’idée n’est pas d’interdire, mais de rappeler que la maison est un lieu de vie, tandis que le cimetière symbolise le repos.
Beaucoup y voient aussi une aide précieuse pour traverser le deuil : se rendre sur une tombe, y déposer une fleur, c’est un rituel qui apaise.
