Dès le 1er février 2026, des médicaments du quotidien ne seront plus remboursés par l’Assurance maladie : les Français devront les payer de leur poche

C’est un rapport conjoint de l’Igas (Inspection générale des affaires sociales) et de l’Inspection générale des finances qui a relancé le sujet. D’après leurs calculs, le déremboursement de ces médicaments permettrait à lui seul d’économiser près de 90 millions d’euros.

Autre secteur concerné : les cures thermales, dont le taux de remboursement pour les patients en ALD passerait de 100 % à 65 %.

L’objectif affiché ? Réorienter les dépenses publiques vers les traitements jugés réellement efficaces, et encourager une prescription plus adaptée aux besoins médicaux.
“Service médical faible” : qu’est-ce que cela signifie ?

Le service médical rendu (SMR) est un indicateur utilisé par la Haute Autorité de santé pour évaluer l’intérêt d’un médicament. S’il est classé comme « faible », cela signifie que son efficacité n’est pas suffisamment démontrée, ou qu’il existe des alternatives plus performantes.

Mais cela ne veut pas dire qu’il est inutile dans tous les cas. Pour de nombreux patients, ces traitements restent importants pour leur qualité de vie au quotidien.
Ce qui change pour vous à partir du 1er février 2026

Si vous êtes en ALD :

Les médicaments concernés ne seront plus remboursés à 100 %. Une partie, voire la totalité, sera à votre charge, en fonction de votre contrat de complémentaire santé.

Si vous n’êtes pas en ALD :

Aucune modification : remboursement à 15 % sur ordonnance, ou pas de prise en charge si le médicament est acheté sans prescription.

Ce changement, bien que toujours en attente de décret officiel, pourrait être entériné dans les semaines à venir. Il peut donc être utile de relire votre contrat de mutuelle, ou d’en parler avec votre médecin pour envisager des alternatives prises en charge.

Parce que parfois, même un petit changement tarifaire peut avoir un impact important sur votre budget santé.