Parfois, un dîner tout à fait ordinaire peut se transformer en véritable choc. Non pas à cause du goût, mais à cause de la prise de conscience de ce que nous mettons réellement dans nos assiettes.
« Nous sommes ce que nous mangeons », disait Hippocrate.
Des mots qui sonnent bien, mais qui restent souvent ancrés dans le passé. Au XXIe siècle, les vitrines des magasins rivalisent d’emballages colorés, promettant « ingrédients naturels » et « goût naturel ». Les consommateurs font leurs achats en toute confiance, lisant les étiquettes, persuadés de bien manger. Jusqu’à ce qu’un oncologue très expérimenté pose cette question simple, mais troublante :
« Savez-vous vraiment ce que vous mangez ? »
Produit n° 1 : L’arnaque appelée « viande de poulet »
Le blanc de poulet est depuis longtemps un symbole d’« alimentation saine ». Programmes de remise en forme, régimes, déjeuners au bureau… Pourtant, la réalité est bien plus sombre.
Dans les années 1950, il fallait environ 84 jours pour qu’un poulet atteigne son poids commercial. Aujourd’hui, il n’en faut plus que 35. En un peu plus d’un mois, un poulet devient un produit de deux kilos. « Ce n’est plus un oiseau, mais une usine sur pattes », dit le médecin avec un sourire ironique qui dissimule une certaine inquiétude.
Des recherches menées par l’Université de l’Arkansas montrent que les poulets de chair modernes contiennent des quantités importantes d’antibiotiques et d’hormones. L’Organisation mondiale de la santé a détecté des résidus d’antibiotiques dans 63 % des échantillons de poulet prélevés dans 15 pays. Pratiquement une pièce de poulet sur deux pourrait être un cobaye.
La revue Environmental Health Perspectives met en garde contre le fait que ces substances perturbent la microflore intestinale et augmentent le risque de problèmes colorectaux de 12 à 15 %. Les femmes choisissent souvent le poulet « pour des raisons de santé », sans se douter de ce qu’elles servent réellement à leur famille.
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